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vendredi 26 décembre 2008

Crudités-rosbeef in an empty champagne bottle

La fête est finie.

Ouais.

Un jour de répit et l’aventure continue.

Sauf que personne m’avait prévenue que le champignon atomique de Tchernobyl avait enfin atteint Paris le 25 décembre. Je m’en suis rendue compte ce matin, en allant au Job avec mon heure de retard calculée, pour porter ma mauvaise volonté en étendard.

Rues désertes. Vent sibérien. – 50°C. Hiver nucléaire. Même les clodos avaient disparu, abandonnant derrière eux maisons de carton et bouches d’air chaud.

J’ai râlé de concert toute la matinée avec mes 2 collègues rescapés et tout aussi réticents que moi. D’autant qu’on s’est pointés uniquement parce que PatronPatron2 (le 1 est en vacances) nous avait confié, entre deux grattages de burnes, qu’il « ferait un crochet » aujourd’hui. Pour l’instant, pas de crochet. Ce qui fait qu’on ne peut pas se faire la malle discretos. Il faut attendre, et ça sent mauvais la désinformation. Alors que le monde entier s’est évanoui à cause du champignon atomique de Tchernobyl à retardement, nous devons rester là à cliquer sur des liens pour les envoyer à des clients super organisés qui avaient prévu leur tragique disparition et qui nous renvoient des messages automatique d’absence. Tout cela a quelque chose de vain.

Bon, et là j’ai faim. Très faim. Mes collègues sont partis déjeuner et ont fermé la porte à clé. Aucun moyen de l’ouvrir de l’intérieur. Baisée. Ils m’ont dit qu’ils allaient se faire un bon gueuleton. Je suis assurée de ne pas les voir avant quelque temps. J’ai les boules, mais pas leur numéro. Et quand je sortirai, tout ce qu’il restera comme sandwich, ce sera un crudités-rosbeef fripé et gris. Et contaminé.


mercredi 8 octobre 2008

Since the circus left town

Même si l'on écoute la radio d'une oreille, lit la presse d'un oeil, absorbe la télévision d'un orifice, l'information commence à rentrer. C'est la fin du monde, même si personne ne peut véritablement l'expliquer clairement. D'aucuns préfèrent la livebloguer. Et puis c'est pas très grave, paraît-il.

Alors comme c'est pas grave, on en rit, et personne ne nous en voudra.



Comme Soustache aura toujours 8 ans 1/2, elle continue à rêver tous les matins que l'école a brûlé pendant la nuit et que tout ce qui lui reste à faire, c'est de gambader dans la prairie avec ses amis et quelques animaux. Puisqu'elle n'a pas le courage de tout envoyer en l'air par sa propre volonté, elle en est réduite à espérer le collapsus du capitalisme et à fantasmer l'effet domino qui conduirait au naufrage de toutes les entreprises de communication de Paris.

mardi 30 septembre 2008

Automnalia

J'aime pas trop bien :
- Quand, au petit matin, la selle de Ridelikethewind est recouverte d'une mince pellicule d'eau qui, quelle que soit l'application que je mette à l'essuyer, finit invariablement sur mes fesses.
- Quand patronpatronpatron semble m'avoir définitivement rebaptisée "la miss". Et pour de bon.
- Quand la bonne boulangerie est fermée
- Quand personne ne répond à mes mails pourtant fort enthousiasmants
- Quand mon appartement se trouve en proie à une mutinerie générale de l'électroménager : ampoules qui s'immolent en série, lave-vaisselle qui refuse d'aller au bout de son cycle, lecteur DVD en abandon de poste, et surtout, surtout, la Freebox en instance de divorce avec le boitier TV, ce qui m'empêche de zapper indéfiniment pour oublier tous mes tracas.


Ce soir, je rebranche le câble de l'antenne, je joue au bingo avec Mourcil qui m'a fait part de son propre décès la semaine dernière, je vous emmerde et je rentre à ma maison.

mercredi 17 septembre 2008

L'éternel retour de l'éternelle question


A J+9 du Job2, La Question se pose déjà.
(elle se posait aussi à J+3, mais que le temps passe vite lorsqu'on n'en est plus maître!)