Biosteel™ Goat
Il y a 14 ans
J'ai toujours tendance à penser que le voyage commence véritablement à partir du moment où l'on arrive à destination, où l'on foule le sol désiré, où l'on quitte la drôle de parenthèse du transport.

L'abîme ; on ne sait quoi de terrible qui gronde ;
Le vent ; l'obscurité vaste comme le monde ;
Partout les flots ; partout où l'œil peut s'enfoncer,
La rafale qu'on voit aller, venir, passer ;
L'onde, linceul ; le ciel, ouverture de tombe ;
Les ténèbres sans l'arche et l'eau sans la colombe,
Les nuages ayant l'aspect d'une forêt.
Un esprit qui viendrait planer là, ne pourrait
Dire, entre l'eau sans fond et l'espace sans borne,
Lequel est le plus sombre, et si cette horreur morne,
Faite de cécité, de stupeur et de bruit,
Vient de l'immense mer ou de l'immense nuit.
V. Hugo, Pleine Mer, La Légende des Siècles
Bienvenue en février!